5.0 of 5 (1 Vote)
Temps de lecture : 4 min

La police française se retrouve dans le collimateur de la CNIL, accusée d'avoir utilisé illégalement un logiciel de reconnaissance faciale.

Ce n'est pas la première fois que la CNIL doit intervenir pour des faits relatifs à la reconnaissance faciale. L'affaire Clearview AI de l'an dernier avait mené l'autorité à sanctionner sévèrement l'entreprise pour la collecte illégale de données biométriques. Cette fois-ci, le ministère de l'Intérieur français est concerné, et c'est le média d'investigation Disclose qui a révélé l'affaire. La police aurait donc utilisé en secret et de manière potentiellement illégale un logiciel de reconnaissance faciale développé par une entreprise israélienne. La CNIL a de ce fait lancé une procédure de contrôle.

Acquisition et usage controversé du logiciel par la police

Le système de vidéosurveillance, développé par la société Briefcam, a été acquis par le ministère de l'Intérieur en 2015. Cette entreprise, fondée en 2008, est notamment reconnu pour sa technologie « Video Synopsis ». Un soft qui permet un visionnage très efficace de longues heures de vidéos. Rapidement adopté par les forces de l'ordre françaises, ses fonctionnalités étaient fortement appréciées, et on peut comprendre : traçage d'individus grâce à leurs visages ou aux vêtements, ou suivi des véhicules par la reconnaissance des plaques d'immatriculation. Selon Disclose, le système est à l'emploi dans un certain nombre de services de police sur le territoire français, ainsi que dans des grandes métropoles comme Marseille ou Paris. Une centaine de villes au total serait concernée.

reconnaissance faciale
Un usage non autorisé par la CNIL © Spencer Whalen / Eyeem

Enquête de la CNIL et conséquences potentielles

Petit souci : la CNIL n'a jamais autorisé l'usage de ce logiciel par la police. Selon la loi, il aurait fallu que le ministère s'acquitte d'une « analyse d'impact relative à la protection des données » pour que l'autorité évalue son utilisation et donne son accord. En 2023, cela n'a toujours pas été fait. En France, la technologie de reconnaissance faciale est réglementée de manière très stricte.

En raison de ce manquement plutôt grave, la CNIL a donc demandé l'ouverture d'une procédure de contrôle, qui, en cas de non conformité, pourrait entraîner une sanction financière importante. En effet, l'amende prévue pourrait s'élever jusqu'à 20 millions d'euros.

Par ailleurs, l'association La Quadrature du net (défense des droits et des libertés sur Internet) a qualifié les faits comme étant « extrêmement graves » et a évoqué une possible violation du Code pénal. Pour le moment, aucune réponse n'a été fournie par le ministère de l'Intérieur. Affaire à suivre !

 

Source(s) : Le Parisien via Clubic.com sur la piste de LQDN

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s