Le faux attentat à la Maison Blanche fait plonger Wall Street

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Tout cela, c'est la faute des robots traders qui analysent ce qui se dit sur internet, et réagissent en fonction, plus d'information dans le bulletin de Philippe Bechade...

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Salle informatique de High frequency trading

"Deux explosions à la Maison Blanche, Obama blessé". Un tweet laconique pour annoncer une catastrophe majeure, mardi soir. Durant quelques minutes, les 1,9 millions d'abonnés au fil Twitter de l'agence américaine AP sont restés suspendus à ces mots. Une nouvelle qui était en fait le fruit d'un piratage.

Si le message n'a pas été pris au sérieux par les bureaux de la presse au sein de la Maison Blanche, situés à quelques dizaines de mètres du Bureau ovale où travaille le président Barack Obama, Wall Street a immédiatement réagi. Le message, "retweeté" des centaines de fois en l'espace de quelques secondes, a fait brutalement plonger le Dow Jones de plus de 130 points, soit près d'un pour cent.

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Piratage par une organisation syrienne

Le démenti quelques minutes plus tard a fait remonter l'indice à son niveau précédent. "Tout ce qui a été envoyé sur quelque incident que ce soit est faux", a expliqué la chef du bureau d'AP à la Maison Blanche. Le président Obama est apparu en public quelques minutes plus tard, dans la Roseraie de la Maison Blanche, sans faire aucune allusion à cet incident dans ses déclarations rendant hommage aux enseignants.

AP a indiqué que cette attaque avait eu lieu après plusieurs tentatives de piratage sur son réseau informatique. Le piratage de mercredi soir a été revendiqué sur Twitter par la Syrian Electronic Army ("Armée électronique syrienne", SEA) qui affirme soutenir le régime syrien de Bachar al-Assad et a déjà piraté plusieurs comptes de médias internationaux, dont un de l'Agence France-Presse (AFP) en février dernier.

 

Source : Leschroniquesderorschach

Information complémentaire :

Crashdebug.fr : Cash Investigation : La finance folle accro aux « High Frequency Trading »

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Quelques secondes de High Frequency trading visualisé via Nanex (Source)