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F.

Abou Zeid 01 03 2013
Abou Zeid

Le président François Hollande s'est refusé à confirmer l'annonce de la mort d'Abou Zeid. Des tests ADN ont été pratiqués en Algérie afin de confirmer sa mort. Une opération militaire franco-malienne près de Gao est toujours en cours vendredi.

Abdelhamid Abou Zeïd, l'un des chefs les plus craints d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a t-il été tué par les forces françaises intervenant dans le nord du Mali ? Des tests ADN ont été pratiqués en Algérie afin de confirmer sa mort, a rapporté vendredi le quotidien algérien El Khabar. «Les services de sécurité sont en train de comparer l'ADN de deux proches parents d'Abou Zeid avec des échantillons prélevés sur les restes d'un corps remis par les forces françaises» aux autorités algériennes, indique le quotidien algérien.

Un responsable américain a affirmé à l'AFP que ces informations sur la mort d'Abou Zeid sont «très crédibles». «Si cela est vrai, ce serait un coup significatif porté à Aqmi», a-t-il ajouté.

Prudence de la France

Le président François Hollande s'est quant à lui refusé à confirmer l'annonce de la mort d'Abou Zeid, par la chaîne de télévision algérienne Ennahar. «Des informations circulent je n'ai pas à les confirmer» a déclaré le chef de l'Etat. Ajoutant «Notre opération n'est pas terminée. Elle est dans une phase sans doute ultime (...) C'est sûrement la partie la plus délicate de l'intervention que nous engageons.»

Ce matin, la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem avait déjà déclaré que l'annonce de la mort d'Abou Zeid, était «à prendre au conditionnel» en l'absence de «confirmation officielle». « Nos force sont engagées dans des opérations qui sont extrêmement dures sur le terrain, qui sont des combats sans merci. Tout compte, y compris l'information, je crois qu'il faut être extrêmement prudent avec celles que l'on a, celles que l'on répercute. Pour l'instant ce n'est pas confirmé », a-t-elle poursuivi.

Selon la chaîne algérienne Ennahar, bien informée auprès des services de sécurité algériens, Abdelhamid Abou Zeid aurait été tué avec 40 autres islamistes, il y a trois jours par les forces françaises dans les contreforts du massif de l'Adrar des Ifoghas, près de la frontière algérienne. Trois jihadistes auraient également été arrêtés par les troupes françaises.

À Paris, le ministère français de la Défense a refusé de s'exprimer à ce sujet. Les autorités algériennes, maliennes et tchadiennes n'ont pas confirmé l'information. Un responsable militaire français, qui n'a pas voulu s'exprimer spécifiquement sur Abou Zeïd, a confirmé qu'une quarantaine d'islamistes avaient été tués lors de violents affrontements dans la région du massif de Tigharghar sur la semaine écoulée.

Dix sites logistiques et de fabrication d'explosifs ont été détruits dans l'opération, ainsi que 16 véhicules, précise-t-on. Quelque 1200 militaires français, 800 soldats tchadiens et certains éléments de l'armée malienne combattent toujours dans le secteur du sud de Tessalit.

Ancien trafiquant devenu djihadiste

Abou Zeïd, d'origine algérienne, était l'émir des zones sud contrôlées par Aqmi. Ancien trafiquant devenu djihadiste, il était présenté comme l'un des chefs les plus cruels de l'organisation. On lui attribue l'enlèvement d'une vingtaine d'occidentaux dans le Sahara ces cinq dernières années, qui ont rapporté plusieurs millions de dollars à Aqmi en paiement de rançons.

On estime qu'il a procédé à deux exécutions, celle du Britannique Edwin Dyer en 2009 et celle en 2010 du Français Michel Germaneau, qui avait 78 ans. Robert Fowler, un diplomate canadien qui fut otage au Sahara, a raconté comment Abou Zeïd avait refusé de fournir des médicaments à deux otages souffrant de dysenterie, dont l'un avait été piqué par un scorpion.

Abou Zeïd est réputé pour être sans concessions. Il serait beaucoup plus dur que son compatriote Mokhtar Belmokhtar, cerveau de la prise d'otages massive du mois dernier sur le site gazier d'In Amenas dans le Sahara algérien. La rivalité entre les deux hommes au sein d'Aqmi expliquerait, selon certains analystes, la décision de Belmokhtar prise l'an dernier de fonder sa propre brigade.

Intervention près de Gao

Sur le terrain, une vingtaine de personnes ont été arrêtées sur une île du fleuve Niger située près de Gao (nord du Mali) servant de refuge à des islamistes lors d'une opération militaire franco-malienne toujours en cours vendredi, a annoncé un responsable de la gendarmerie à Gao. «Il y a eu une vingtaine d'arrestations, mais pas de combats», a déclaré à l'AFP le colonel Salihou Maïga, commandant de la gendarmerie de la région de Gao. Il a précisé que l'opération la veille était toujours en cours.

Jeudi, un officier supérieur malien avait annoncé qu'une «opération d'envergure» avait été lancée sur l'île du village de Kadji, situé à moins de dix kilomètres de Gao, la plus grande ville du nord de Mali reprise aux islamistes le 26 janvier par les armées française et malienne. Gao a cependant été par la suite le théâtre de violences, dont des attentats-suicides, commis par des islamistes infiltrés dans la ville. L'officier avait précisé que des forces spéciales maliennes avaient débarqué sur l'île, tandis que des soldats français se trouvaient sur une des rives du Niger qui lui fait face.

Environ 6000 personnes habitent Kadji, village des bords du Niger, dont plusieurs centaines, adeptes d'un mouvement islamiste baptisé « Ansar Sunna » (Les fidèles de la parole de Dieu) vivent sur une île située en contrebas du village. Des témoins avaient indiqué il y a deux semaines à l'AFP que des membres du groupe islamiste armé Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) s'y étaient réfugiés après la reprise de Gao. Un élu avait réclamé une intervention des troupes françaises et africaines déployées dans le Nord pour détruire cette «nouvelle base» des jihadistes d'où pouvaient être menées des actions sur Gao et d'autres localités de la région.

 

Source : Lesechos.fr

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