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J'en ai marre de me répéter,  mais je le fais dans l'espoir que peut-être un jour, vous cliquerez sur les liens...

Et vous comprendrez...

Car on avait été prévenu par Maurice Allais, qui savait qu'il ne serait pas écouté et vous a laissé une lettre....

Dans le pire des cas si vous ne réagissez toujours pas, on continuera pendant des années dans le cauchemar néo-libéral de Milton Friedman, et on se réveillera par la force des choses, mais ruiné, comme au Chili...

Vous voyez, au final ça revient 'presque' au même.... Encore une fois Karl Marx avait raison....

Mais ne comptez pas sur eux pour l'admettre... Idem pour Karl Polanyi, il avait vraisemblablement bien compris l'importance du 'facteur humain', mais il n'a pas eu les faveurs de l'histoire....

Vous voyez, il y a des solutions, mais toutes les universités et écoles ont été 'colonisées' et n'enseignent que les préceptes néo-libéraux de Milton Friedman,

Alors comment voulez-vous sortir de ce cauchemard, si les citoyens ne s'impliquent pas... ?

Amitiés,

f.

Friedman
Illustration : manifestation place du Capitole à Toulouse le 6 novembre 2020. AFP
 
Propos recueillis par Robin Lemoine

Publié le

Avec la crise de la Covid-19, Dany Lang, "économiste atterré", pointe la nécessité de remettre un débat pluraliste et sérieux au centre de la discipline. Explications.

Après avoir été remis sur le devant de la scène par la crise de la Covid-19, les hétérodoxes de la sphère économique - ceux qui jugent que les lois du marché ne sont pas efficientes - pointent la responsabilité de leurs homologues libéraux dans la crise économique actuelle. Pour Dany Lang, économiste atterré et ancien vice-président de l’AFEP (Association Française de l'Économie Politique), remettre un débat pluraliste au centre de la discipline devient urgent. Explications.

Marianne :Selon vous, les économistes ont-ils une part de responsabilité dans la crise que nous connaissons ?

Dany Lang : Tout dépend de la crise dont on parle. En ce qui concerne la crise écologique et environnementale, je pense que tous les économistes, à part peut-être les économistes de l’environnement, ont une part de responsabilité. Que ce soit dans les modèles, les indicateurs et plus généralement dans la pensée, nous avons été pendant des années dans de déni de l’importance des limites environnementales. Si on parle de la crise économique et sociale que nous connaissons, elle résulte de l’application des préconisations des économistes néolibéraux. Depuis 30 ans, ces économistes affirment les mêmes choses : flexibilisez le travail et cassez le Code du Travail pour réduire le chômage, dérégulez les marchés financiers, privatisez au maximum, réduisez les moyens accordés aux services publics, et dites que le libre-échange et la mondialisation, c’est formidable.

Aujourd’hui, on voit bien dans quelle situation tout cela nous emmène. Le chômage est au plus haut, les marchés financiers sont hors de contrôle, les hôpitaux sont au bord du gouffre et la mondialisation n’a pas tenu ses promesses.

Pourquoi ces économistes dont vous parlez n’ont-ils pas vu arriver cette crise ?

Eh bien comme en 2008. Parce que les modèles que les néoclassiques utilisent pour comprendre et prédire les fluctuations économiques sont hors sujet et hors-sol. Dans certains de ces modèles, les banques, la monnaie et la dette publique n’existent pas ! Il n’y a parfois qu’un agent dans l’économie, qui ne meurt jamais… Les possibles crises financières, sanitaires ou écologiques n’existent pas. Nous devons revoir en profondeur ces modèles ainsi que les indicateurs économiques pour qu’ils puissent répondre aux réalités de notre temps.

Selon une étude publiée par Alternatives économiques, deux Français sur trois jugent que le débat économique n’est pas assez pluraliste. En tant qu'économiste hétérodoxe, avez-vous l’impression d’avoir été plus entendu avec cette crise ?

Oui et encore une fois, comme en 2008. Quand ça va mal, on appelle les hétérodoxes à la rescousse. En 2008, je me suis retrouvé à faire énormément d’interviews parce que les néoclassiques étaient incapables d’expliquer la crise financière ou de dire ce qu’il fallait faire. Avec la crise du Covid-19, même chose. Au premier confinement j’avais deux journalistes au téléphone par jour et j’ai pu écrire pas mal de tribunes. Pendant les crises, les vannes s’ouvrent pour la pensée hétérodoxe. Une fois la crise passée, elles se referment assez vite.

"Macron reste dans la même optique qu’avant la crise. Pourquoi voudriez-vous que les choses changent avec de tels dirigeants ?"

Nous constatons que le courant néolibéral continue d’être dominant sans que rien ne soit dit : que ce soit dans les médias, dans le champ politique, et surtout dans les universités. Il y a quelques évolutions positives. Par exemple, les modèles de l’Agence Française de Développement sont réalisés par des économistes hétérodoxes, essentiellement post-keynésiens. Les banques centrales évoluent dans le bon sens, à commencer par la Bank of England. Au FMI, depuis 2008, on voit aussi que les choses bougent au niveau de département de recherches. Mais ce n’est pas encore suffisant. Il faut absolument rappeler que l’économie est une science sociale et donc qu’il n’existe pas une seule vérité. C’est une science qui doit susciter du débat et pour cela mobiliser les différents courants de pensée pour mieux saisir les phénomènes.

Si un vaccin met fin à cette crise, êtes-vous inquiet de ne plus être entendu ?

Je serais ravi qu’un vaccin arrive pour en finir avec ce virus qui nous coûte humainement, psychologiquement, socialement et économiquement très cher. Mais notre crainte c’est que nous retombions dans le "business-as-usual". Et cela malgré le réchauffement climatique, malgré l’augmentation de la pauvreté et des inégalités, malgré le chômage de masse. On est d’ailleurs en train de repartir comme après la crise de 2008 avec une socialisation des pertes et une privatisation des profits. Ce serait effectivement dans l’intérêt des grandes entreprises que l’on revienne à ce point de départ. Pour le moment, en France, Emmanuel Macron reste dans la même optique qu’avant la crise. Pourquoi voudriez-vous que les choses changent avec de tels dirigeants ?

Quel serait selon vous, l’avenir désirable pour les sciences économiques ?

Il faut que l’économie devienne une véritable source de débat. À l’école dans un premier temps et ensuite dans l’enseignement supérieur. Expliquer les idées et les indicateurs que les économistes mobilisent tout en les critiquant. C’est le moment ou jamais de mettre tout cela sur la table. Ensuite, il faut réussir à impliquer les populations dans ce débat. Que ce soit par des réunions locales, ou plus généralement par une vulgarisation de cette science sociale, qui ne doit plus rester entre les mains de quelques-uns qui s’autoproclament « experts ». Enfin, je pense qu’il faut remettre de la pluralité en haut des instances décisionnelles en réintroduisant, par exemple, un véritable pluralisme théorique et méthodologique au Conseil d’Analyse économique. Ce serait déjà un premier pas important. Enfin, il est vital de réintroduire la possibilité pour les économistes hétérodoxes d’exister à l’université en créant une nouvelle section où la pensée critique et le pluralisme méthodologique seraient valorisés.

 

Source : Marianne.net

 

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