5.0 of 5 (2 Votes)
Temps de lecture : 1 min

Et avec la pollution, la malbouffe et toutes les saloperies qu'ils nous vendent (informations complémentaires) cela ne risque pas de s'arranger... Aussi la mutualisation est un avantage certains pour faire face aux coups durs, ce qui bien sûr ne fait pas l'affaire des sociétés privés...

Maladies chroniques 14 12 2016
En 2015, 16,6 % de la population souffre d’une affection de longue durée. - Shutterstock

En 2015, 1,4 million de nouveaux cas d’affection de longue durée ont été enregistrés.Le vieillissement de la population accroît mécaniquement la proportion de malades chroniques.

Diabète, insuffisance cardiaque, Alzheimer... : inexorablement, les affections de longue durée (ALD) gagnent du terrain en France. Le nombre de personnes prises en charge pour une ALD a dépassé la barre des 10 millions en 2015, pour culminer à 10,099 millions, au seul régime général de la Sécurité sociale. C'est beaucoup : 16,6 % de la population française est désormais touchée par l'une de ces pathologies chroniques et près de trois personnes en ALD sur dix vivent sous ce régime depuis dix ans ou plus.

En 2015, selon des données publiées récemment par l'Assurance-maladie, 1,4 million de nouveaux cas ont rejoint le dispositif qui donne droit à une prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale, au tiers-payant chez les médecins libéraux, et à l'exonération du ticket modérateur à l'hôpital. Une partie des 10 millions de bénéficiaires ont guéri ou sont décédés dans l'année, d'autres souffrent d'affections multiples (1,3 ALD en moyenne par bénéficiaire), mais la population en ALD s'accroît quoiqu'il arrive d'environ 200.000 individus nets par an, et même de 235.000 en 2015.

L'âge moyen des patients en ALD a crû à 63 ans

Dans une étude publiée en juin, l'Assurance-maladie tentait d'expliquer cette progression des effectifs de 4,9 % par an entre 2005 et 2012, puis 2,7 % par an en moyenne entre 2012 et 2014. La croissance de la population et son vieillissement sont le principal facteur de hausse. En effet, l'âge moyen des patients a crû d'un an depuis 2005, à 63 ans en 2015. Les trois-quarts des nonagénaires sont en ALD. Pour les septuagénaires entre 75 et 79 ans, la prévalence est de 60 % chez les hommes, et de 46 % chez les femmes.

L'étude pointait aussi « la progression de l'incidence et de l'allongement de l'espérance de vie propres à certaines pathologies ». Autrement dit, on a plus de risques qu'autrefois d'attraper certains cancers, mais aussi plus de chances de vivre longtemps avec cette maladie. Il est possible aussi que les maladies soient mieux dépistées. Enfin, l'arrivée de nouveaux traitements plus onéreux et la médicalisation croissante peuvent accroître le taux de recours afin de bénéficier de la prise en charge à 100 %. Quant à la décélération observée à partir de 2011, elle s'explique en grande partie par la limitation à deux ou cinq ans de la durée d'admission en ALD, qu'il faut renouveler si on reste malade.

Maladies cardio-neurovasculaires et diabète en tête de liste

En 2014, les maladies cardio-neurovasculaires (maladie coronaire, insuffisance cardiaque, troubles du rythme, cardiopathies, arthériopathies, AVC, hypertension artérielle sévères) touchaient 3,3 millions de personnes, pesant 35 % des exonérations pour une ALD répertoriée. Venait ensuite le diabète, (2,4 millions, 25 %), puis les tumeurs malignes, (2 millions, 21 %) et les affections psychiatriques de longue durée (1,2 million, 13 %).

Cela pèse lourd sur les finances sociales. Le coût des maladies cardio-neurovasculaires s'est élevé à 16 milliards d'euros en 2014, idem pour les soins psychiatriques, quand les cancers ont occasionné une dépense de 13,5 milliards et le diabète de 8 milliards. La dynamique des dépenses ALD reste le principal facteur de hausse des dépenses d'assurance-maladie.

 

Solveig Godeluck

 

Source(s) : Les Echos.fr via Contributeur anonyme

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s