La mère de Marc Dutroux se dit « certaine qu'il va recommencer »

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La justice belge tranche ce lundi sur la demande de libération conditionnelle formulée par le pédophile meurtrier. Pour la mère de ce dernier, "il n'est pas prêt".

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Marc Dutroux doit être fixé sur sa demande de libération conditionnelle. (POOL / AFP)

"Je suis certaine qu’il va recommencer". Alors que le tribunal d’application des peines (TAP) de Bruxelles doit statuer ce lundi 18 février à 13 heures sur la demande de libération conditionnelle du meurtrier pédophile belge Marc Dutroux, la mère de ce dernier s'oppose fermement à ce que son fils sorte de prison. "Marc n’est pas prêt pour être libéré parce qu’il veut toujours attribuer aux autres la responsabilité de ses actes", déclare-t-elle dans une interview au "Soir magazine".

Marc Dutroux souhaiterait purger le reste de sa peine à domicile sous la surveillance d'un bracelet électronique. D'après les informations du groupe d’informations belge SudPresse, cette requête a peu de chances d'aboutir. SudPresse cite le rapport psychosocial remis par la direction de la prison de Nivelles aux juge, qui indique quatre raisons de ne pas libérer Marc Dutroux. On y évoque le fait qu'il n'ait aucune assurance de réinsertion professionnelle ni d'hébergement, mais aussi un important risque de récidive.

Condamné à la perpétuité

Marc Dutroux, 56 ans, a comparu à huis clos durant deux heures le 4 février devant le tribunal d'application des peines qui siégeait au palais de justice de Bruxelles placé sous très haute surveillance policière.

L'ancien électricien a été condamné en juin 2004 à la réclusion à perpétuité pour l'enlèvement, la séquestration et le viol, entre juin 1995 et août 1996, de six fillettes et adolescentes belges, ainsi que de la mort de quatre d'entre elles.

Actuellement écroué à Nivelles, au sud de Bruxelles, la loi lui permet d'introduire une demande de libération conditionnelle à partir du 30 avril, au moment où il aura purgé effectivement un tiers de sa peine (assimilée à 45 ans), détention préventive comprise.

Manifestations de colère

La perspective de sa remise en liberté provoquerait un choc énorme en Belgique, où l'opinion reste traumatisée par cette affaire criminelle, la pire de l'histoire du royaume.

Des manifestations de colère se sont déjà produites en août 2012 lorsque l'ex-femme de Dutroux, Michelle Martin, a bénéficié d'une libération conditionnelle. Elle est depuis hébergée dans un monastère, à l'abri des regards.

A la suite de cette libération, le gouvernement belge a décidé de durcir le régime des libérations conditionnelles. La nouvelle loi en discussion prévoit qu'un condamné à 30 ans ou à perpétuité ne puisse plus introduire sa demande de libération au tiers de sa peine mais à la moitié.

La Cour européenne des droits de l'homme

Trois victimes de Marc Dutroux ont saisi la semaine dernière la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) à Strasbourg pour protester contre l'actuelle procédure de libération conditionnelle.

Laetitia Delhez, séquestrée durant six jours par Dutroux en 1996 quand elle avait 14 ans, sa mère, et Jean-Denis Lejeune, le père de la petite Julie, retrouvée morte dans une propriété du pédophile, veulent faire condamner l'Etat belge afin que les victimes soient réellement consultées lorsqu'un condamné introduit une demande devant le TAP.

 

Source : Tempsreel.nouvelobs.com

Informations complémentaires :

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