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Moi, quand je vois cela, je suis plein d’enthousiasme. Hélas, le fait que les syndicats soient financés majoritairement par le patronat et le gouvernement me rappelle immédiatement à la réalité... Lors des grandes manifestations de la loi travail de 2016, j’étais écœuré de voir que les syndicats avaient fait 14 manifestations, et que tout ce qu’ils avaient fait c’était de fatiguer les gens à marcher dans tout Paris, comme je vous le disais, ceci est un « petit théâtre ». Si j’étais leader syndical, j’inviterai les gens à manifester devant l’Élysée. Certes, c’est illégal (sont pas fous), mais sans prise de risque on ne gagne rien, la preuve... Le gouvernement a obéi au diktat de Bruxelles et la loi est passée... Croyez-vous franchement qu'il en sera autrement cette fois-ci ? Je vous l'ai dit nous ne sommes aucunement en démocratie (c'est un abus de langage, une perversion du sens des mots, notre régime actuel s'apparente plus à une « ploutocratie », aussi je comprends que ça puisse vous surprendre. Voici donc une petite explication en images par le Professeur Chouard). Du reste, E. Macron n'a pas vraiment le choix, c'est l'Europe qui dirige, et vous savez quoi ? On connaît même leur programme pour la France...

Philippe Martinez, son leader, dénonce «un texte de régression sociale», deux jours avant sa présentation, et appelle à la mobilisation.

Alors que les patrons se pressaient sur le campus de HEC à Jouy-en-Josas pour assister à la 19e université d'été du Medef en appelant le gouvernement à tenir bon sur la réforme du Code du travail, Philippe Martinez sortait au même moment, Porte de Montreuil, l'artillerie lourde. En guise de rentrée, le patron de la CGT a tiré à boulets rouges sur les cinq ordonnances qui seront rendues publiques jeudi par Édouard Philippe. Et ce, même s'il n'en connaît pas les détails ! Pourtant, le Premier ministre a redit lundi que cette réforme sera «une avancée sociale majeure» visant à apporter «souplesse», «sécurité» et «simplicité» aux salariés et aux entreprises, «avec un objectif : faire disparaître le chômage de masse».

Qu'importe, la CGT dénonce déjà un «texte de régression sociale» qui facilitera les licenciements et augmentera la précarité. «Le droit et le coût du travail seraient les principales raisons du chômage. C'est un discours centenaire qu'on nous présente comme moderne dans la bouche d'un jeune président», a critiqué Philippe Martinez, fustigeant un «projet XXL dans la lignée de la loi El Khomri».

Même la méthode, basée sur une concertation avec les partenaires sociaux reçus chacun successivement sept fois depuis la fin juin, est critiquée. «En réunion bilatérale, le gouvernement peut adapter ses réponses en fonction de ses interlocuteurs», a encore critiqué le dirigeant de la CGT, qui réclame depuis le 23 juillet une réunion multilatérale. Un souhait finalement exaucé, mais qui ne changera rien : le gouvernement réunira tous les partenaires sociaux jeudi à 10 heures, alors que toutes les questions sensibles auront été arbitrées, et deux heures avant de rendre public le texte des ordonnances.

Bien décidée à mener la fronde, la CGT réitère donc son appel à la mobilisation le 12 septembre. «Ce ne sera qu'un début. Nous réfléchissons déjà à une autre initiative», prévient Philippe Martinez. Sans pour autant appeler pour l'instant à participer au rassemblement populaire programmé le 23 septembre par La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Plus étonnant, la CFE-CGC monte elle aussi au créneau : son président, François Hommeril, a ainsi qualifié le texte de «voiture-balai» des «vieilles lunes du patronat» qui n'apportera que «précarité» et «dumping social».

Fixer les curseurs

En revanche, le patronat, à commencer par le Medef, mais aussi la CFDT, FO et la CFTC attendent de connaître les détails des cinq ordonnances pour se prononcer. «Nous nous positionnerons une fois que nous aurons le texte sous les yeux», a encore confirmé vendredi Jean-Claude Mailly.

De fait plusieurs mesures de grande importance restent à préciser : plafonnement des dommages et intérêts prud'homaux pour les licenciements abusifs, passage à un périmètre national pour apprécier les difficultés des multinationales qui licencient en France, articulation entre ce qui relève de l'accord de branche et de l'accord d'entreprise… Toutes ces mesures ont déjà été confirmées aux partenaires sociaux, mais les différents curseurs (plancher, plafond, délais, etc.) restent à fixer.

Les syndicats attendent aussi de savoir quels seront les moyens alloués à la future instance unique regroupant délégués du personnel, CE et CHSCT. Ou les modalités qui permettront à une entreprise sans délégué syndical de négocier des accords avec de simples élus du personnel. Si la mesure semble actée pour les PME jusqu'à 50 salariés, le gouvernement laisse encore planer le doute sur celles de 50 à 300  salariés.

 

Source : Le Figaro.fr

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CGT 30 08 2017

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