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Vous voyez la différence entre un paillasson atlantiste et un président qui tente de prendre soin de ses concitoyens ? C'est flagrant quand même...

On peut discuter sur Viktor Orban, mais il prend des décisions qui font sens pour moi.

Et on peut le remercier, car avec le véto de la Hongrie à ce 6e paquet de sanctions, il ne sera pas voté avant quelque temps.

Ce qui veut dire que nous garderons (pour l'instant) nos 26,2% de pétrole russe et que donc le prix de l'essence n'augmentera pas (tout de suite) de façon délibérée.

N'oubliez pas que tous ces gens qui 'prennent' des décisions de sanctions, n'en vivent pas l'impact et se foutent totalement des conséquences.

Comme les prévisions cataclysmiques de Ferguson au début de la crise covid, tout le monde s'est calqué sur ses chiffres, et vous connaissez les conséquences.

Alors que tout cela était TOTALEMENT déconnecté du réel.

Et croyez-vous qu'on ira chercher leur responsabilité ? À Ferguson, au gouvernement, à Mme von der Leyen, etc.

Ils sont PROTÉGÉS et c'est l'INPUNITÉ

Alors Merci Mr Orban.

Amitiés,

f.

Orban Petrole
©AFP

Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban a jugé vendredi que Bruxelles avait franchi "une ligne rouge" en voulant interdire les importations de pétrole russe et "porter atteinte" à l'unité européenne affichée depuis le début de la guerre en Ukraine.

"La présidente de la Commission", Ursula von der Leyen, "a volontairement ou non attaqué l'unité européenne", a-t-il déclaré dans une interview à la radio.

"J'ai dit oui aux cinq premiers paquets de sanctions, mais nous avons clairement signifié, dès le début, qu'il y avait une ligne rouge : l'embargo sur l'énergie. Ils ont franchi cette ligne (...), il y a un moment où il faut dire stop", a-t-il ajouté.

La Hongrie avait déjà dit mercredi son opposition au projet d'embargo "dans sa forme actuelle", et M. Orban, proche avant l'invasion du président russe Vladimir Poutine, enfonce le clou.

"Il faut une décision unanime, tant que la question hongroise ne sera pas résolue, il n'y aura pas de oui de la Hongrie", a-t-il insisté, sans vouloir utiliser le mot de "veto".

"La proposition a été renvoyée à l'expéditeur, à Madame la Présidente pour qu'elle la retravaille, nous attendons une nouvelle proposition", a ajouté le dirigeant.

L'unanimité des 27 est impérative pour l'adoption de sanctions par l'UE. Elle a été obtenue pour les cinq précédentes séries de sanctions.

La Commission préconise dans son 6e paquet de sanctions "une interdiction de tout le pétrole russe, brut et raffiné, transporté par mer et par oléoduc" pour fin 2022.

Selon Viktor Orban, les Européens avaient acté "le droit souverain de chaque pays sur son mix énergétique", la Hongrie étant dépendante à 65% du pétrole russe.

Un embargo "équivaudrait à une bombe nucléaire larguée sur l'économie hongroise", a lancé vendredi le Premier ministre, habitué aux bras de fer avec ses partenaires européens depuis douze ans.

La dérogation prévue pour son pays jusqu'à fin 2023 par la Commission n'est à ses yeux nullement satisfaisante, "la transformation totale du système hongrois de transport et d'approvisionnement en énergie" nécessitant "cinq ans" et s'avérant très coûteuse à mettre en œuvre.

"Nous n'irons nulle part avec une exemption d'un an et demi", a-t-il tranché, précisant que Budapest accepeterait la proposition si le pétrole brut livré par pipelines était exclu du train de mesures.

M. Orban a également protesté contre l'inclusion dans le train de sanctions du chef de l'Eglise orthodoxe russe, le patriarche Kirill, soutien affiché à l'offensive. "Nous ne permettrons pas aux dirigeants d'églises d'être mis sur une liste de sanctions", a-t-il dit.

 

Source : Lalibre.be via F.A. Twitter