Secret bancaire dans l'UE : l'Autriche souffle le chaud et le froid

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A partir du moment où il reste des « trous noirs » financiers en Europe et de part le monde, à quoi voulez-vous que les déclarations de patrimoines servent ? Il suffit de ne pas déclarer ses comptes exilés, puisqu’ils ne peuvent pas être tracés ni recoupés par aucun fichier de l'État…,

En tout cas l'étau se resserre sur certains...

Bien à vous,

L'Amourfou ; )

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"Le secret bancaire doit être conservé", a affirmé lundi le vice-chancelier autrichien, Michael Spindelegger, tout
en soulignant que son pays "n'est pas un paradis fiscal". | AFP/ALEXANDER KLEIN

"Il est impossible qu'un Etat membre bloque les 26 autres." Pour Emer Traynor, porte-parole du commissaire européen chargé de la fiscalité, Algirdas Semeta, il est inacceptable que l'Autriche refuse de lever son secret bancaire, alors que le Luxembourg s'était déclaré à faire un pas en ce sens.

"Il est difficile pour l'Autriche de maintenir sa position quand tous les autres Etats membres sont prêts à avancer vers un échange automatique d'informations", a-t-elle insisté lundi 8 avril. En matière d'échange d'informations, "nous avons des règles claires au sein de l'UE. Vingt-cinq pays se sont engagés à les suivre".

L'Autriche et le Luxembourg sont les deux seuls pays de l'UE à refuser, au nom du secret bancaire, de transmettre automatiquement des informations sur les comptes de résidents de l'Union à la suite de demandes judiciaires. Mais le Luxembourg s'est dit prêt dimanche à assouplir sa position, après que l'Allemagne et la France ont demandé la levée du secret bancaire dans les deux pays.

Lire : Secret bancaire : le Luxembourg prêt à bouger, pas l'Autriche (lien abonnés)

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Le chancelier social-démocrate Werner Faymann. | AFP/ALEXANDER KLEIN

"NOUS ALLONS PARTICIPER DE FAÇON MASSIVE"

L'exécutif autrichien semble tiraillé par ce bras de fer avec Bruxelles. Dans un premier temps, le vice-chancelier conservateur, Michael Spindelegger, a réaffirmé la position officielle, martelant que "le secret bancaire doit être conservé",  et soulignant que "l'Autriche n'est pas un paradis fiscal".

Le chancelier social-démocrate Werner Faymann a ensuite quelque peu atténué ce point de vue, laissant entendre que son pays est prêt à discuter avec Bruxelles sur une amélioration des échanges d'informations bancaires de résidents européens. 

"Nous allons participer de façon massive à la répression de l'évasion fiscale en Europe. Nous verrons au cours de négociations au sein de l'Union européenne comment nous allons procéder, mais nous allons participer pleinement. C'est la réputation du pays qui est en jeu", a-t-il assuré dans un entretien à paraître mardi dans le quotidien Kurier.

Lire aussi : Suisse, Luxembourg, Autriche... Où en est-on du secret bancaire ?

 

Source : Lemonde.fr

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