5.0 of 5 (1 Vote)
Temps de lecture : 6 min

Je vous laisse subodorer, l’état d’âme de ces militaires, qui ne sont plus payés depuis des mois. Et qui (comme cela m’a été confirmé), ne sont pas équipés correctement par l’armé française et doivent acheter EUX MÊMES, dans des surplus militaires, les équipements nécessaires pour effectuer leurs missions. Bref, postés au bout du monde, loin de leurs familles laissées sans ressources, ceci pour tenter de maintenir une paix impossible par manque d’effectifs. Encore une fois la France est l’idiote utile du Monde entier, et personne ne dépense un €uro pour ces pauvres Africains, à part NOUS. Du reste, on voit bien ici que les « Nation Unies » sont une véritable imposture…

centre_afrique_01_03_2014.jpg
François Hollande en Centrafrique, après la mort de deux soldats français, le 10 octobre 2013, à Bangui.
(F. DUFOUR/SIPA)

Des actes de représailles

Depuis mars 2013, la Centrafrique se trouve en plein chaos. À l’origine des troubles, les rebelles Séléka sont parvenus dans la capitale entraînant la fuite du président François Bozizé. S’ensuivent des actes de représailles et de vengeances perpétrées aussi bien par les troupes Séléka que par les milices villageoises d’autodéfense. Les civils sont les principales victimes. Au cours de ces derniers mois, une grande majorité de la population n’a eu d’autre solution que fuir leurs villages. Actuellement, les musulmans se terrent dans la brousse. Accusés de complicité avec la Séléka, ils représentent désormais la cible de la foule qui leur est devenue hostile et des anti-balaka.

Un million de Centrafricains en fuite

Ce contexte qui dérive vers un risque génocidaire a suscité l’inquiétude de la Communauté internationale. Le 5 décembre 2013, le Conseil de sécurité des Nations Unies a ainsi mandaté 6000 soldats issus des forces africaines (la Misca ou mission internationale de soutien à la Centrafrique). Parallèlement, la France est le premier pays européen à intervenir directement en envoyant sur le terrain 2000 militaires pour appuyer la Misca. Toutefois, les 8000 soldats qui sont sur place ne parviennent pas jusqu’à présent à mettre terme au cycle de violences. Un quart de la population centrafricaine, soit un million d’individus, reste en déplacement.

Une mission plus longue que prévu

Lorsque le premier contingent de soldats français a été envoyé en Centrafrique au début du mois de décembre 2013, le président François Hollande avait annoncé qu’il s’agissait d’une opération rapide. Certes, les actes de violence ont diminué dans la capitale, mais les représailles perpétrées sur les musulmans continuent. Face à la situation qui prévaut dans cet État africain, le gouvernement a dû reconnaître que la mission des troupes françaises serait plus longue que prévu.

Le secrétaire général des Nations Unies et les ONG qui œuvrent sur place sont unanimes pour affirmer que le contexte s’aggrave en Centrafrique. Au lieu d’un contingent supplémentaire composé de 1000 hommes qui ne resterait là-bas que pour six mois en sus des forces de la Misca, les analystes estiment qu’il faudrait envoyer une force multinationale d’au moins 10.000 soldats. Ces derniers devraient y rester plusieurs mois pour que la paix revienne dans cet État africain.

La réponse sécuritaire s’avère en effet cruciale, les organismes humanitaires qui sont sur place ne pouvant faire autre chose que panser les blessures et ramasser les cadavres. En outre, la réponse politique demeure encore très floue, aucune réconciliation des parties en divergence ne pouvant être envisagée pour le moment.

Une prolongation de l’intervention de la France

Le Parlement français a voté pour la prolongation au-delà des 4 mois initialement prévus de l’intervention militaire de l’Hexagone en Centrafrique. Ainsi, la Chambre basse a répondu favorablement à la présidente de la transition Catherine Samba Panza qui a lancé un appel 3 jours auparavant pour que la France « n’abandonne » pas cet État africain. Le mandat de « Sangaris » est donc prorogé. Le ministre de la Défense a tenu à souligner que la présence des militaires français dans ce pays n’est qu’un relais d’une opération préconisée par les Nations Unies pour maintenir la paix. Il faut mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour que l’élection présidentielle prévue en février 2015 puisse être réalisée.

 

Source : Agoravox.fr

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

 

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s