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Les États-Unis, utilisent toujours, les mêmes ficelles, comme ça au moins c'est clair, on sait qui est derrière Guaido.  Mais tout ceci n'est possible que parce que pour l'instant les gens n'ont toujours rien compris (ou alors, par lâcheté intellectuelle, ils ferment les yeux). Car ils n'ont pas compris que leur sort était lié aux citoyens des autres pays victimes des politiques agressives des États-Unis. Du reste, après tout, si on est logique, les « Américains » ne sont ni plus ni moins que la lie de l'Europe, à savoir des familles d'assassins, de brigands, et de violeurs expulsés de l'Europe, et qui se sont illustrés dès leur arrivé aux États-Unis, en éradiquant méthodiquement tous les Indiens pour leur voler leur pays… Alors, avec une telle base génétique, faut-il s'étonner 230 ans plus tard d'un tel résultat ???

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort… apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ! »

François Mitterrand

Fermez les yeux, fermez les yeux... tout vas bien se passer.... (Informations complémentaires)

Update 04.02.2019 :

Caracas ne pourra plus exporter du pétrole vers son principal et presque unique client américain.

Washington a décidé de sortir l'arme lourde contre Caracas et le régime de Nicolas Maduro. Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a annoncé qu'il gelait tous les actifs de la compagnie pétrolière nationale, PDVSA, et que les transactions de tout achat de pétrole vénézuélien seront désormais versées sur un compte bloqué. Ces achats devaient s'élever cette année à 11 milliards de dollars. Les actifs de PDVSA aux États-Unis représentent environ 7 milliards de dollars.

Pour le secrétaire américain au Trésor, l'unique façon de suspendre les sanctions contre PDVSA passe par «le transfert du contrôle (de PDVSA) au président intérimaire (Juan Guaido) ou à un nouveau gouvernement démocratiquement élu».

Le président Maduro a violemment réagi à l'annonce de Washington. Il a qualifié d'«illégales, unilatérales, immorales et criminelles» les déclarations américaines, qui constituent «un appel direct à un coup d'État». De son côté, le président Juan Guaido a annoncé qu'il allait nommer une direction nouvelle pour la société pétrolière qui permettra «la récupération d'une industrie qui vit un moment dramatique… L'objectif est d'empêcher qu'au moment de leur départ du pouvoir, ceux qui ont tout volé au Venezuela puissent racler les fonds de tiroir». De nombreuses affaires de corruption entourent la gestion de PDVSA. Une enquête judiciaire a notamment été enclenchée en Andorre pour le détournement de 2 milliards d'euros.

Le Venezuela est le troisième fournisseur de pétrole des États-Unis. Ses huiles représentent 3% de la consommation du pays. Son principal actif est la société Citgo. Elle possède trois raffineries : Lake Charles et Lemont au Texas, ainsi que Corpus Christi en Louisiane, qui traitent chaque jour 750.000 barils, dont la moitié vient du Venezuela et est composée de pétrole lourd pour lequel le raffinage demande un savoir-faire et des équipements particuliers. Citgo possède également 14.885 stations-service sur le sol américain.

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C'est en 1986 que PDVSA a décidé de racheter 50% de ce réseau dont elle a acquis 10% des parts en 1990. Il s'agit de sa filiale la plus rentable. À l'époque, la compagnie pétrolière nationale avait décidé d'investir dans ces réseaux de distribution américains pour maîtriser toutes les étapes de la chaîne pétrolière, de la production à la distribution. Les États-Unis, qui importent 30% de la production vénézuélienne, étaient déjà leur principal client. Une part du pétrole raffiné sur le sol américain est ensuite réimportée au Venezuela où les capacités de raffinage sont devenues très faibles du fait de l'absence d'investissements dans l'appareil productif.

Le capital de Citgo a servi de garantie au prêt de 11 milliards accordé par Moscou à Caracas. Le Venezuela n'ayant pas la capacité de rembourser, il a été un moment question que 49% du capital de Citgo tombent aux mains de Rosneft. «Les États-Unis sont l'un des derniers marchés qui donne lieu à des transactions financières sur le pétrole vénézuélien», explique Mayela Rivero, ancienne salariée de PDVSA, qui a fait partie des 30.000 employés licenciés par Chavez en direct à la télévision en 2003, après la «grève insurrectionnelle» déclenchée contre les décrets de reprise en main de PDVSA. «350.000 barils sont distribués quasi gratuitement chaque jour dans le pays. Le paiement en nature de la dette russe et chinoise mobilise 300.000 barils. Cuba reçoit chaque jour 50.000 barils dans des conditions de paiements très favorables. Il ne reste que 300.000 à 500.000 barils payés au cours mondial par les États-Unis.»

«La décision de Washington aura de très graves conséquences, pense Mayela Rivero. Presque plus aucun baril ne sera exporté contre des devises. Cette absence de devises va aggraver la crise humanitaire. Et le gouvernement ne pourra plus acheter les diluants indispensables pour conditionner les carburants pour les Vénézuéliens. Non seulement ils auront encore moins à manger, mais en plus ils ne pourront plus se déplacer.»

« Washington veut saper l'économie vénézuélienne pour provoquer la déstabilisation de Maduro. Si cela ne réussit pas, la principale victime sera le peuple »

Luis Vicente Leon, analyste politique

Maduro a annoncé que, désormais, le pétrole chargé par des tankers dans les ports vénézuéliens devra être payé à l'avance. «Le problème est qu'il est très compliqué de changer la destination des 4.000.000 barils que les États-Unis ont importés jusque-là, explique Mayela Rivero. D'abord parce qu'il faut que ce soit des pays qui ne commercent pas avec les États-Unis. D'autre part, parce que le pétrole vénézuélien est compétitif aux États-Unis grâce à des coûts de transport faibles. Exporter ces barils en Chine coûterait beaucoup plus cher. Et enfin 40% des exportations vénézuéliennes sont du pétrole très lourd qui demande des équipements et un savoir-faire particuliers.»

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Pour l'analyste politique Luis Vicente Leon, «le gouvernement américain veut saper l'économie vénézuélienne pour provoquer la déstabilisation de Nicolas Maduro. Sa réussite signifierait l'implosion du chavisme. Mais si cela ne réussit pas, la principale victime sera le peuple.»

Maduro a riposté en lançant une offensive judiciaire contre Juan Guaido. Le procureur général vénézuélien, Tarek Saab, a demandé mardi à la Cour suprême d'ouvrir une enquête préliminaire contre lui. Il a également demandé à la Cour de geler ses comptes bancaires et de lui interdire de quitter le pays.

 

Source : Le Figaro.fr

 

Informations complémentaires :

Venezuela 30 01 2019
Un camion de PDVSA, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, lundi, dans une
station-service de Caracas. Crédits photo : STRINGER/REUTERS

 

 

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