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Le fameux ARN messager... que l'on suspecte de modifier l'ADN....

Vaccin
Basé sur une technologie innovante à ARN messager, le vaccin de Pfizer est développé avec l'allemand
BioNTech. © Twitter / BioNTech_Group

Semaine après semaine, la course au vaccin contre le covid-19 se poursuit à un rythme effréné. En tête : Pfizer et Moderna. Utilisant une technologie à ARN messager rapide à mettre en œuvre, ils devraient pouvoir statuer sur l’efficacité de leur candidat vaccin dans les semaines à venir. Pour l’heure, ils n’ont pas subi de pause dans leur essai clinique de phase 3, contrairement à AstraZeneca et Johnson & Johnson.

Alors que la France est frappée par une deuxième vague épidémique de covid-19, le besoin d’un vaccin efficace pour lutter contre la propagation du Sars-CoV-2 se fait de plus en plus sentir. Quand peut-on espérer le voir arriver ? « Le candidat vaccin de Pfizer/BioNTech est le plus avancé et devrait livrer ses premiers résultats en novembre, même si aucune date précise n’est connue pour l’instant, estime aujourd’hui Brigitte Autran, professeure émérite d'immunologie à la faculté de médecine Sorbonne Université. Celui de Moderna viendra ensuite. »

Dans une lettre ouverte publiée le 16 octobre sur le site de Pfizer, le directeur du groupe américain, Albert Bourla, faisait part de son intention de demander une autorisation d’utilisation en urgence (EUA) aux Etats-Unis fin novembre pour le candidat vaccin contre le covid-19 qu’il développe avec l’allemand BioNTech. Lors de la troisième semaine du mois, le groupe estime qu’il aura atteint les exigences de l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA) pour la demander.

A savoir, fournir deux mois de données de sécurité post-injection finale portant sur la moitié des participants à l’essai clinique de phase 3, démarré cet été. Lors de l’annonce de ses résultats trimestriels le 27 octobre, l’entreprise a indiqué que 36.000 participants avaient déjà reçu les deux doses requises sur un petit peu plus de 40.000 participants. Au delà des aspects de sécurité, encore faut-il évidemment que l'efficacité soit au rendez-vous.

Vitesse de mise en œuvre : l'ARN messager au rendez-vous

Si Pfizer/BioNTech et Moderna sont en tête dans la course au vaccin anti-covid-19, c’est notamment car les deux utilisent une technologie à ARN messager extrêmement rapide à mettre en œuvre. Moderna s’était illustrée en mars dernier en étant la première entreprise à réaliser une injection d’un candidat vaccin contre le covid-19 chez l’humain, quelques semaines après le séquençage génétique du Sars-CoV-2. Le 22 octobre, l’entreprise américaine a indiqué avoir recruté l’intégralité des 30.000 participants à son essai clinique de phase 3.

S’ils obtiennent leur EUA, les candidats vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna seront les premiers autorisés à utiliser chez l’humain la technologie à ARN messager. Si elle estime que les résultats préliminaires sont encourageants, Mme Autran souligne qu’il faudra tout de même être attentifs sur certains points : « Il est clair qu’ils sont immunogènes : ils induisent des anticorps neutralisants et des réponses cellulaires T. Mais nous ne savons pas encore si les taux qui sont obtenus seront suffisants pour créer une protection significative. » Seuls les résultats définitifs de l’essai clinique de phase 3 le diront.

Défi logistique

L’ARN messager étant très instable, les vaccins qui les utilisent ont également l’inconvénient de devoir être conservés à très basse température : -80°C pour la plupart. « C’est un gros problème d’un point de vue logistique », admet Mme Autran.

Aussi très avancés, les candidats vaccins d’AstraZeneca/Université d’Oxford et de Johnson & Johnson/Janssen ont pris du retard à cause de mises en pause de leurs essais cliniques suite à des maladies inexpliquées survenues chez des participants. Le 22 octobre, après dix jours de pause, Johnson & Johnson a indiqué « se préparer à reprendre » le recrutement des participants aux Etats-Unis. De son côté, AstraZeneca a indiqué le 23 octobre que son essai clinique pouvait reprendre partout dans le monde. Après la mise en pause début septembre, l’essai avait repris rapidement au Royaume-Uni, puis progressivement dans d’autres pays et enfin aux Etats-Unis.

Laisser leur chance aux suivants

Même si un vaccin reçoit une EUA rapidement, Mme Autran insiste sur l’importance de poursuivre les autres essais jusqu’au bout. « Les prochains seront peut-être encore plus efficaces », souligne-t-elle. Comme nous l’évoquions début septembre, l’optimisme est toujours de mise avec des candidats « très prometteurs » : « Si un candidat vaccin efficace n’émerge pas de cette première vague d’essais cliniques, cela sera pour la suivante », ajoute-t-elle. Espérons ne pas devoir subir trop de vagues épidémiques d’ici là.

Source : Industrie-techno.com

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