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Avant, les pillages étaient des actions de guerre, des actions de violence ; maintenant le pillage est civilisé, « soft », il se réalise par le biais de la finance.

Heil Euro Grece 12 04 2016

Honte à Merkel et Schauble qui ont fait en sorte que la Grèce, petit pays à grand histoire aient les épaules à terre.

J’espère que les Grecs s’en souviendront et que la haine à l’égard des Allemands les habitera.

Honte à Tsipras qui a trahi son peuple et l’a fourvoyé par des promesses qu’il ne pouvait pas tenir.

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Honte à Mélenchon qui a participé au mépris de toute rigueur intellectuelle, en soutenant Tsipras, à la trahison des Grecs.

La Grèce a scellé vendredi la vente du port du Pirée à l’armateur chinois COSCO Shipping Corporation, ce qui représente sa deuxième grande « privatisation » depuis la fin de l’année dernière. Et on appelle cela une « privatisation » en langage européistement correct.

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Le processus de cession avait été suspendu après la victoire du parti de gauche Syriza aux élections législatives de janvier 2015.

Il a ensuite été relancé dans le cadre du troisième plan d’aide international, de 86 milliards d’euros, mis sur pied en août.

Des dockers, craignant pour leurs postes, ont défilé dans les rues d’Athènes ce vendredi pour protester contre la vente, un mouvement qui a entraîné la fermeture de terminaux de conteneurs.

De légères échauffourées ont éclaté entre forces de l’ordre et certains manifestants.

Xu Lirong, le président de COSCO, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec issu de Syriza, et le directeur de l’agence des privatisations (HRADF) ont signé à Athènes le contrat de vente de 368,5 millions d’euros.

Selon les termes du contrat, COSCO achètera 51% du port du Pirée moyennant 280,5 millions d’euros, puis 16% au prix de 88 millions d’euros cinq ans après, en fonction des investissements obligatoires qui doivent être réalisés.

COSCO est l’opérateur de l’un des terminaux du port depuis 2009. Le groupe investit 230 millions d’euros pour y construire un deuxième terminal.

Le ministre grec de l’Economie, George Stathakis a estimé cette semaine que l’objectif initial de 50 milliards d’euros de recettes de privatisations était irréaliste et précisé que le gouvernement Tsipras visait désormais un montant de 15 milliards, en admettant que le produit final pourrait être encore inférieur.

En décembre, l’opérateur aéroportuaire allemand Fraport a signé un accord de 1,2 milliard d’euros portant sur la location et l’exploitation de 14 aéroports régionaux grecs.

En janvier, l’agence des privatisations grecques a par ailleurs annoncé avoir signé un accord de 400 millions d’euros avec le fonds d’investissement Jermyn Street Real Estate Fund pour la vente d’Astir Palace, un complexe touristique de luxe situé près d’Athènes.

Grèce-L’objectif de privatisations toujours valide, dit Berlin

Reuters le 06/04/2016 à 15:04

BERLIN, 6 avril (Reuters) - L'objectif de 50 milliards
d'euros pour le produit des privatisations en Grèce tient
toujours, a déclaré mercredi le ministère allemand des Finances
en réponse aux estimations d'Athènes selon lesquelles le
programme de vente d'actifs de l'Etat rapportera beaucoup moins.
    Le chiffre de 50 milliards figure dans l'accord sur la dette
grecque conclu l'été dernier entre Athènes et ses partenaires de
la zone euro.
    "Pour ce qui nous concerne, le protocole d'accord
("Memorandum of Understanding") reste valide", a dit une
porte-parole du ministère lors d'une conférence de presse.
    En déplacement mardi à Berlin, George Stathakis, le ministre
grec de l'Economie, avait déclaré que les privatisations
pourraient au bout du compte ne rapporter que six ou sept
milliards d'euros à Athènes.   
 
 (Madeline Chambers et Michael Nienaber, Véronique Tison pour le
service français)

 

Source : Leblogalupus.com

Informations complémentaires :

Crashdebug.fr : Grèce, année zéro