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Sans en douter, cette campagne de vaccination va être énorme, surtout avec les défis logistiques de température, Moderna de Bill Gates devrait sortir grand gagnant, car ils sont à -8°, alors ce que je voudrais juste dire rapidement, c'est que je suis tout-à-fait d'accord il faut de la transparence..., Mais pas simplement sur les résultats... Ce qu'il faut c'est expliquer aux gens comment fonctionne un vaccin à ARN messager.

Il faut arrêter de prendre les gens pour des abrutis, et de choisir à leur place, il devait y avoir un sujet au 20h de France 2 d'Anne Sophie LAPIX, mais le sujet n'est pas parti, je me disais super France 2 va m'expliquer le fonctionnement d'un vaccin à ARN messager, j'étais tout ouïe...

Et rien, nada, c'est ballot, alors expliquez la vérité aux gens et dite TOUTE la vérité (informations complémentaires), et nous on vérifiera que vous la dite.

Derniers détails, je rappelle que les fabricants de ces vaccins 'innovants' ont imposé dans leur deal de vente, de ne pas être tenus pour responsables des effets secondaires, ce sont les états qui seront responsables....

Alors... Pensez-vous qu'un état qui administre un vaccin sera honnête en reconnaissant les effets secondaires, s’il doit les payer de sa poche ? Hum....

Voilà, après en toute honnêteté on verra qui veut se faire patcher vacciner, alors qu'il existe des traitements classiques pour la Covid 19. Censuré par l'ordre des médecins, certes, mais qui étrangement fonctionne à l'étranger. (Dès que vous dépassez la Méditerranée c'est incroyable, ça doit être une malédiction franco-française....)

Ça va, vous appréciez votre confinement ? Justement, si vous avez du temps, pré-commandez ce livre, (sortie le 11 décembre) ça vous donnera de quoi réfléchir jusqu'au vaccin.

Amitiés ; )))

f.

Vaccination France
Le président Emmanuel Macron lors d'un conseil de défense avec le ministre de la Santé Olivier Véran
(2e d) et le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler (d), à l'Elysée, le 12 novembre 2020. 
POOL/AFP - Thibault Camus

Par Laurent Fargues le 26.11.2020 à 13h05

Commandes aux labos, coordination des professionnels de santé, déploiement logistique, communication, etc. La campagne vaccinale est un chantier colossal préparé depuis des semaines par le gouvernement.

Après les masques, les lits de réanimation et les tests, les vaccins représentent la nouvelle haie que doit franchir la France dans sa course contre l’épidémie de Covid-19. Un "chantier monumental" selon le ministre de la Santé, Olivier Véran. Sur lequel le gouvernement sera à nouveau jugé. Les opposants de droite et de gauche l’attendent au tournant. "Sur le vaccin, on n’a pas le droit de se louper", a prévenu dès septembre Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France. Quant aux députés PS, à peine les résultats sur l’efficacité du vaccin Pfizer connus, ils fustigeaient le retard pris par la France par rapport à ses voisins britanniques et allemands.

A en croire Olivier Véran, le pays de Pasteur sera fin prêt pour fin décembre-début janvier, quand les premiers vaccins seront distribués. Quand en Allemagne, au Portugal, en Espagne, l’aménagement de sites dédiés –"des vaccinodromes"– est déjà en cours. "Evidemment que nous nous préparons pour démarrer le plus rapidement une campagne de vaccination, a assuré le ministre mi-novembre. Mais nous ne la lancerons qu’à la condition que le vaccin soit sûr et efficace."

Précontrats européens

Depuis le mois de mai dernier, le gouvernement a missionné un groupe de onze vaccinologues pour évaluer la fiabilité des différents projets menés par les laboratoires pharmaceutiques. "Nous travaillons sur la pertinence des essais cliniques, relate Marie-Paule Kieny, virologue et présidente de ce comité, qui auditionne régulièrement les industriels, et nous soulevons des points auxquels les firmes ne seraient pas forcément attentives de prime abord, comme l’efficacité des vaccins sur les personnes âgées par rapport aux jeunes."

La négociation commerciale, à proprement parler, est centralisée au niveau de la Commission européenne pour éviter une concurrence malsaine entre pays et peser au maximum sur les prix via des achats groupés. Avec des montants colossaux. L’Union européenne a engagé près de 2,3 milliards d’euros pour précommander quelque 1,4 milliard de doses de vaccins, dont environ 15% seront fléchés vers la France et une partie sera destinée aux pays pauvres.

Des contrats sont signés ou en passe de l’être avec AstraZeneca, Johnson & Johnson, Sanofi-GSK, Pfizer, Moderna et CureVac. "Ce système de préachat a été une manière pour les Etats de subventionner massivement la recherche et le début d’industrialisation, note un conseiller de la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, qui suit les négociations pour la France. Et en traitant avec une large palette de laboratoires, on s’assurait de bénéficier du premier vaccin disponible et des différents types de vaccins possibles."

Publics prioritaires

Mais, une fois les commandes passées, tout reste à faire ou presque. A commencer par la désignation des publics prioritaires. La Haute Autorité de santé (HAS), l’institution qui veille à la qualité des soins, prône de vacciner d’abord les 2,8 millions de professionnels de santé, puis les 19 millions de personnes à risque en raison de leur âge ou de leur état de santé (diabète, hypertension, obésité, etc.). Soit déjà un tiers de la population française.

Auquel le Conseil scientifique ajoute les 5 millions de personnes exerçant les métiers les plus en contact avec le public (enseignants, commerçants, personnels des hôtels-restaurants…). En clair, c’est à une campagne vaccinale sans précédent que la France se prépare. Une "task force" interministérielle, pilotée par le haut fonctionnaire Louis-Charles Viossat, est d’ailleurs déjà à pied d'œuvre et une enveloppe de 1,5 milliard d’euros a été prévue dans le budget 2021 de la Sécu qui couvrira a priori le remboursement à 100% du vaccin.

La campagne contre la grippe H1N1, qui avait abouti à la vaccination de moins de 10% de la population, contre 75% visés au départ, fait figure de contre-modèle. A l’époque, l’installation de centres spécialisés et la mise à l’écart des généralistes, associées à la moindre gravité de la maladie, avaient contribué au fiasco. Cette fois, les médecins libéraux seront étroitement associés et les sages-femmes, les infirmiers ou les pharmaciens pourraient aussi être appelés à la rescousse.

Vaincre les réticences des Français

Mais encore faudra-t-il acheminer les vaccins jusqu’à leurs cabinets. Un défi de taille puisque certains nécessitent d’être conservés à des températures de froid extrême (- 70°C pour Pfizer) ou se présentent en flacons multidoses (lot de 10 pour Moderna), qui impliquent de vacciner les patients par série. "L’aspect logistique est loin d’être anecdotique, relève François Bourdillon, ancien directeur de Santé publique France. D’autant que les médecins libéraux ont toujours interdiction de stocker des vaccins à leur cabinet."

Ultime étape mais pas des moindres : convaincre les 46% de Français rétifs au vaccin anti-Covid de se faire injecter les deux doses réglementaires. Le 9 novembre, la HAS a rejeté toute idée de vaccination obligatoire et incité le gouvernement à préparer une vaste campagne de communication, y compris pour contrer les polémiques sur les réseaux sociaux. "Moins on connaît le vaccin, plus on en a peur, analyse Elisabeth Bouvet, spécialiste de la vaccination à la HAS. Il faut prendre au sérieux les doutes du public et lui apporter la preuve de l’efficacité des vaccins en publiant les données et des témoignages au fur et à mesure." Une transparence indispensable.

 

Source : Challenges.fr

 

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