5.0 of 5 (3 Votes)
Temps de lecture : 6 min

Bonjour à toutes et à tous, j'espère que vous avez passé un bon week-end ; ))), et quoi de mieux qu'une bonne nouvelle pour démarrer la journée. Vous le savez, on mise beaucoup sur l'hydrogène, et je suis content qu'il ait le vent en poupe. Je rappelle que les énergies renouvelables pourraient servir à créer de l'hydrogène, qui ensuite pourrait être utilisé lorsqu'il n'y a pas de vent ou de soleil, ce qui permettrait d'avoir de l'électricité H24/7J avec des énergies renouvelables.

France Hydrogene
Image de synthèse du projet d’avion Airbus zéro émission.  AIRBUS SAS 2020

Par Jila Varoquier et Erwan Benezet

Le patron d’Airbus dévoile dans le Parisien-Aujourd’hui en France ses projets d’appareil zéro émission, avec l’ambition de lancer la production en 2035. Une illustration du bouleversement technologique qui s’annonce.

Et si la solution résidait dans une simple goutte d'eau ? L'un de ses éléments, l'hydrogène, (le « H » de la molécule H2O) étant pratiquement inépuisable sur notre planète, il devrait s'imposer comme la prochaine révolution technologique. Une révolution verte puisque, en décarbonant nos industries, elle sera synonyme de réduction de la pollution.

C'est en tout cas la stratégie du gouvernement français, qui a alloué à l'hydrogène une enveloppe de 2 milliards d'euros sur deux ans, plus 5,2 milliards d'euros d'ici à 2030, dans le cadre de son plan de relance. De leur côté, 33 géants hexagonaux (Air Liquide, Engie, Total, Faurecia, Plastic Omnium, etc.) ont rassemblé 80 PME au sein de 160 projets, avec le soutien de 54 collectivités territoriales, pour un montant global de 32 milliards d'euros. Entre 50.000 et 150.000 emplois, directs et indirects, pourraient ainsi être créées.

Partout, la course à l'hydrogène est lancée. La Corée, le Japon ou encore la Chine sont déjà bien avancés. Sur le continent européen, l'Allemagne, qui mise sur les trains à hydrogène, va investir 9 milliards d'euros sur dix ans, tandis que les Portugais vont débloquer 7 milliards d'euros. Vers 2050, la part de l'hydrogène dans le mix énergétique européen, presque nulle aujourd'hui, pourrait atteindre 12% ou 14%.

Les constructeurs dans la course

Dans la compétition qui s'annonce, « nous ne manquons pas de champions industriels », a souligné le ministre de l'Economie Bruno Le Maire le 9 septembre lors de la présentation de la stratégie nationale pour l'hydrogène. « L'hydrogène est un bon candidat pour les poids lourds, les bus, les bateaux, les trains ou les avions », abonde Marc Jedliczka, de l'association NégaWatt.

Le patron d'Airbus Guillaume Faury affirme ainsi son ambition d'être le premier constructeur au monde à produire à l'horizon 2035 un avion à l'hydrogène. Pour se passer du diesel, très polluant, le patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, parie lui aussi sur l'hydrogène pour faire circuler des trains sur la moitié du réseau qui n'est pas électrifié. La Bourgogne-Franche-Comté, l'Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est ont déjà manifesté leur intérêt auprès de la SNCF pour s'équiper d'une dizaine de rames à l'horizon 2023.

Les constructeurs automobiles ne sont pas en reste. Dès 2013, Hyundai a commercialisé une ix35 adaptée en « fuel cell » (hydrogène), avant de concevoir un modèle spécial, le Nexo, en 2018. Toyota est aussi en pointe avec sa Mirai (« futur » en japonais). Sortie en 2014, elle équipe la flotte francilienne des taxis Hype. Plus de 20 000 véhicules à hydrogène circulent dans le monde, s'approvisionnant dans près de 400 stations de recharge. En France, Renault et PSA commencent timidement en lançant des utilitaires, Kangoo et Master Z.E. pour l'un, Expert, Jumpy et Vivaro pour le second.

Un bémol tout de même : 80% de l'hydrogène provient aujourd'hui du charbon, du pétrole ou du gaz, en rejetant des millions de tonnes de CO2 par an dans l'atmosphère. Pour « verdir » la production, le gouvernement mise sur l'électrolyse, qui combine eau et courant électrique issu du renouvelable (photovoltaïque, éolien, etc.). Mais si la technologie veut s'imposer, « il faudra réduire les coûts », avertit Philippe Boucly, le président de l'Association française pour l'hydrogène et les piles à combustible (Afhypac), qui évalue à 24 milliards d'euros les investissements nécessaires en France d'ici à 2030.

Source : Le Parisien.fr

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s