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Et la créature artificielle des médias et de l’oligarchie fit… Psshhhiiitttt…… (Informations complémentaires)

Une tribune publiée vendredi 8 septembre, dans le prestigieux "New York Times", étrille les premiers mois de la présidence Macron. Sous une plume acide, Chris Bickerton, professeur qui enseigne la politique européenne à l'université anglaise de Cambridge, attribue la chute de popularité du président au "macronisme" : cette manie du chef de l'État de concentrer sa politique autour de sa petite personne

Une critique qui contraste sévèrement avec l'enthousiasme dont faisait preuve la presse internationale, le 9 mai dernier, lors de la victoire de l'ancien banquier au second tour de la présidentielle, face à Marine Le Pen. Au lendemain de son élection, ce même "New York Times" y voyait notamment "un nouvel espoir pour l'Europe".

Quatre mois plus tard, force est de constater que l'optimisme n'est plus au rendez-vous. Emmanuel Macron a bien œuvré "pour une meilleure image de la France dans le monde", reconnaît toutefois Chris Bickerton. Selon lui, le président bénéficie toujours d'une certaine aura à l'étranger, notamment parce qu'il a redonné un coup de jeune à la diplomatie française "en tenant tête à Donald Trump et à Vladimir Poutine".

"Une politique centrée sur sa personne"

Pour autant, "en France, c'est une autre histoire", souligne-t-il dans sa tribune au titre volontiers provocateur ("Emmanuel Macron sera encore un autre président français raté"). Tentant d'analyser la chute de popularité inédite du chef de l'État, l'universitaire explique d'abord qu'"il a remporté le scrutin parce qu'il était le candidat le moins mauvais". Mais surtout, "la popularité de M. Macron souffre de quelque chose de plus fondamental : le macronisme". 

"Tout le projet politique du président français s'est concentré sur sa propre personne, regrette-t-il. Une grande partie de son attrait provient de sa jeunesse, de son dynamisme, de son allure et de ses qualités oratoires."

Et de poursuivre, toujours plus acerbe :

"Cette approche hyper-personnalisée a toujours présenté le risque qu'une fois le charme rompu, il ne reste plus rien, ce qui est exactement en train de se produire."

Le chercheur évoque au passage l'épisode du Congrès de Versailles et son impact sur les Français, "irrités par ses accents monarchiques".

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"Son attitude arrogante à l'égard du pouvoir a détruit l'image anti-establishment qu'Emmanuel Macron a cultivée durant sa campagne", estime-t-il également. Outre son image et son style, Chris Bickerton s'attaque également au projet politique de l'ancien banquier dont il estime que "le vide" est en train de se révéler au grand jour.

S'appuyant notamment sur la réforme du Code du Travail, le chercheur dénonce "la politique économique de M. Macron qui favorise les employeurs par rapport aux salariés et ébrèche ce qui reste de l'État-providence français". L'universitaire rappelle enfin qu"en matière de lutte contre le chômage, les expériences d'autres pays montrent que des résultats peuvent s'obtenir au prix de nouvelles inégalités", avant de citer l'exemple des "mini-emplois" répandus en Allemagne

Chris Bickerton mentionne également l'exemple de la Grande-Bretagne, où on observe "un niveau record d'embauches parallèlement à la faible productivité, à la stagnation des salaires et à la prolifération de contrats à court terme. Est-ce ce futur que la France veut ?", s'alarme finalement le professeur.

 

M.C.

 

Source : Nouvelobs.com

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Looser 10 09 2017
 
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